DIAGNOSTIC . Juin 2003 . EDITORIAL
SUBSTANCE OVER FORM

- Anthony Brandel
Tel est le principe de base du référentiel IAS/IFRS qui deviendra la règle dès 2005 pour nombre d’entreprises. La réalité prime l’apparence. Dans l’absolu, ce postulat est idéal pour une présentation transparente et fidèle des opérations et de la situation financière des entreprises au cours et à la fin de leur exercice social.
A l’opposé d’un cadre normalisé et rigide qui peut conduire à des interprétations extrêmes du type ENRON, l’approche qui consistera à privilégier l’analyse, la réflexion et finalement le choix de la meilleure transcription dans le respect des limites d’un cadre conceptuel, constitue la démarche la plus sincère et la plus honnête vis à vis des destinataires de l’information financière.
Cependant, il ne faut pas cacher que pour les entreprises la tâche sera d’autant plus difficile que le climat demeure encore méfiant vis à vis de l’information financière et que les nouvelles normes sont intrinsèquement porteuses de bouleversements dans plus d’un domaine.
Il sera nécessaire aux dirigeants de déployer des trésors de pédagogie pour justifier les choix qu’ils auront opérés et expliquer les écarts importants issus de l’application du nouveau référentiel.
Dès aujourd’hui, il faut intégrer cette dimension de communication dans la réflexion globale de l’entreprise à l’occasion de son prochain passage aux IAS/IFRS.
Bonne lecture à tous du numéro 8 de Diagnostic.

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